Texte libre

"C'est l' éxigence de qualité qui nous anime"

Etienne Mougeotte in Télé 7 jours, 2005.

"Raphaël me rapelle Bob Dylan"

Jean Louis Aubert in les Inrockuptibles, 2006.

"L' honneteté intellectuelle, c'est tout ce qui nous reste à la fin"

Bernard Tapie in "Ma vie, mon oeuvre, ma burne", éditions du palais de Justice, 2001.

"Votre dessin est encore une fois tres drôle, monsieur Gelluck."

Michel Drucker in "Vivement dimanche prochain" spécial Maurice Papon, 12 septembre 2003.

""Si j'aurais pas louché et que j'aurais été beau gosse, j'aurais pas épousé la Simone et j'aurais pas fait le philosophe. J'aurais baisé plein de gonzesses."

Jean-Paul Sartre in "L'existentialisme est il soluble dans l'eau?"  éditions Grasse Haie, 1976.

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Jeudi 1 mars 2007
Notre invité du jour est bienheureux et ce malgré une surcharge pondérale considérable. Il est cool, calme et connecté. Il est de plus en plus tendance (Obispo et Barthez ne jurent que par sa coupe de cheveux), j’ai l’immense plaisir de recevoir Bouddha !
 
B : Namasté.
 
B F. : Salut mon Buddy ! Je peux t’appeler Buddy ?
 
B. : Bwof. J’en ai rien à foutre.
 
B F. : Ouais ! Hyper mon Buddy ! Quelle est ton actu en ce moment ?
 
B :Je sais pas.
 
B F. : Sérieux ? T’as pas un bouquin, un cédé ou un dévédé qui qui sort ?
 
B :Je m’en tape. Voyez avec mon attachée de presse.
 
B F. : Ouais…ouais…Et…Tout va bien sinon ?
 
B :Vous pourriez fermer la fenêtre ? je sens un courant d’air sur ma nuque…
 
B F. : Ouais mon Buddy !! Okay, okay, mon Buddy…Et si tu nous parlait un peu de ton éveil sous l’arbre, de ta philosophie…C’est vrai qu’elle change la vie ?
 
B :Foulala… J’ai pas envie de parler boulot, la…
 
B F. : Et de quoi tu veux qu’on parle, mon Bud ?
 
B : (explosant de rage) Mais de rien, bordel ! J’ai pas envie de causer, la. Vous m’emmerdez avec vos questions…(se calmant et clignant des yeux) dites, vous voulez pas éteindre la lampe en face, la, parce que j’ai la lumière dans la gueule…
 
B F. : Heu, ouais, bien sur…
 
B : (reniflant l’air) Y’a comme une odeur, la. Vous sentez pas ? Doit y avoir une bête crevée dans un coin, c’est pas possible…
 
B F. : Hum. Mais, heu, mon Buddy, la question qui me taraude, c’est pourquoi t’es venu avec nous ce soir ?
 
B : (Tout a coup sentencieux.) Une histoire de Karma. Ce qui doit être fait, doit être fait. C’est ineffable.
 
B F. : C’est édifiant.
 
B :Cherche pas a comprendre. Bon, je vous laisse, je sais pas ce que j’ai, je suis ballonné…J’ai bouffé chinois dans un fast-food a midi j’ai du choper une saloperie…
 
B F. : Okay mon Bud! A la prochaine mes amis !
 
B : (se levant) faut que j’aille chier…
Par Bob Futal - Publié dans : Les interview post mortem.
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Jeudi 1 mars 2007
Notre invité aujourd’hui est bien connu des cafés de St. Germain des Prés. Il promène dans Paris sa silhouette nonchalante, son faciès simiesque et son mégot de Gauloise au quatre vents. Mais ce n’est pas le philosophe que l’on retrouve aujourd’hui, mais bel est bien l’Homme.
 
B F. : Salut mon Jipé.
 
JP S. : Bonjour ! Je peux fumer une clope ?
 
B. : Bien sur. Mets-toi à l’aise, ma couille.
 
JP S. : Merci.
 
B. : Première question, et non des moindres. Pourquoi la philosophie ?
 
JP S. : Bof. Par élimination.
 
B. : Par élimination ?
 
JP S. : Bin ouais. J’aimais bien le foot, mais j’étais nul, et j’ai jamais pu bien imprimer les maths. J’étais correc’ en Histoire-Géo et en Français mais en Philo j’ étais toujours preums en compo.
 
B F. : Chouette !
 
JP S. : (souriant de plus en plus largement) Et au bac, j’ai eu 18. Ca m’a bien rattrapé les Maths.
 
B F. : Formidable, Jean-Paul! Mais tu voulais faire quoi à la base, exactement ?
 
JP S. : Je sais pas, moi. Un truc peinard, sans trop de charges lourdes a porter. Fonctionnaire, tiens. Ou conducteur de train.
 
B F. : Et, j’ai envie de te demander, avec les femmes, t’es comment ?
 
JP S. : J’suis pas.
 
B F. : C'est-à-dire ?
 
JP S. : (se renfrognant) ecoute coco, dans la vie, faut être conscient de ses forces et de ses faiblesses. J’suis pas Brad Pitt…
 
B F. : Arrête, mon Jipé, les femmes sont folles de toi !
 
JP S. : Tu tut tut. J’ai les yeux de traviole et les lèvres en bec de canard. Ecoute gamin : Si j’avais été beau gosse, j’aurais pas fait le philosophe, j’aurais baisé plein de gonzesses. J’aurais fait surfer, tiens, Hossegor c’est meilleur pour le teint que Paname.
 
B F. : Mais, Jipé, mon poussin, y’a quand même Simone, non ?
 
JP S. : Ah, ouais, Momone…
 
B F. : Bin… C’est quand même ta femme, non ?
 
JP S. : Ouais, ma Momone… Elle est sympa si tu veux, mais c’est pas non plus Angelina Jolie…
 
B F. : Attends, c’est quand même Simone de Beauvoir…
 
JP S. : (S’énervant tout a coup) Et alors ? N’empêche que c’est un laideron. Et qu’en plus, elle à jamais capable de bien faire un lit ou de réussir un plats de haricots. La philosophie, ça nourrit plus son homme.
 
B F. : Et sur cette sentence pleine de sagesse que l’on se quitte. A plus mon Jipé !
 
JP S. : A bientôt ! On va boire un canon ?
Par Bob Futal - Publié dans : Les interview post mortem.
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Vendredi 23 février 2007

« Et le septième jour, Dieu se reposa »

 

In «  La Bible  », anonyme, ouvrage humoristique, -4000 av. JC.

 

 

Tiens, en ce moment, je sais pas ce que vous en pensez, mais on se fait chier. Je ne sais pas si c’est le temps, nettement plus gris que d’habitude, le fait qu’on soit en février, qui est le mois le plus crétin qui soit (sinon pourquoi durerait il moins longtemps que les autres ?), mon découvert bancaire qui atteint des records de profondeur, mais, en ce moment, je n’ai plus gout à rien. Le simple réveil matinal m’est devenu insupportable. Même les activités normalement nécessaires a la physiologie d’un individu de sexe mâle d’un âge compris entre vingt et trente ans (comme boire beaucoup, consommer des drogues, draguer des gonzesses et se taper très fort les cuisses en criant) m’ennuient au plus haut point.

Et le pire, c’est que je ne suis même pas déprimé. Je souffre plutôt de ce que j’appellerais une crise d’ennui profond, d’un accès morbide d’inappétence au mouvement, d’une éruption générale de non motivation, d’une allergie à l’action. De celles, sournoises, qui sont un fléau pour nos sociétés modernes surchargées de tant de loisirs que l’on ne sait plus où donner de la tête.

Qu’est ce que je vais foutre? Arrgh! Horreur de l’indécision! Dilemme de la surabondance !

Un cédé ? J’ai pas envie. Un dévédé ? J’ai pas envie. Un livre, une bédé, une partie de jeux vidéo, un coït avec une personne consentante ? Merde, j’ai pas envie.

Le pire, c’est que j’ai même pas envie de faire des trucs constructifs, comme mettre par exemple la touche finale au plan qui me permettra de prendre le contrôle global de la terre, aller marcher en forêt pour voir ailleurs si j’y suis, faire un nouveau dessin moche pour ce blog, aider mes frères humains en difficulté pour leur apporter plus de justice et d’amour, ou simplement secouer la lourde carcasse dont le seigneur m’a affublé.

Je pense avoir découvert la source de mon affliction : Je suis un foutu feignant. Un fumiste pur jus, un incorrigible rossard, un coquin oisif, un formidable indolent, un paroxystique tire-au-cul. Toute ma vie n’aura été que procrastination. Pourquoi, je vous le demande, s’emmerderait on a faire demain ce qu’il est possible de faire faire a quelqu’un d’autre après demain ?

Et je me rends compte que ce court texte n’est qu’une succession de listes de synonymes. Feignant, je vous dis.

Bon. Je sais pas vous, mais moi je retourne me coucher.

Par Bob Futal - Publié dans : Ma vie est aussi inintéressante que la votre.
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Jeudi 22 février 2007
La chemise de la nuit, plus beau et plus fort que Batman.
Par Bob Futal - Publié dans : Des seins, des saints, deçin.
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Jeudi 22 février 2007
J'adore donjon. Je crois que c'est ce qui est arrivé de meilleur à la bd française depuis longtemps. Alors longue vie a messieurs Sfar et Trondheim. Ca, c'est une page que j'avais faite pour Donjon pirate pirate, mais je l'ai jamais finie. Elle nous narre l'ouverture du donjon et l'arrivée du personnage le plus important de cette epoustouflante saga (nonmais nimporte quoi on dirait Guy Lux.)
Par Bob Futal - Publié dans : Des seins, des saints, deçin.
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