"C'est l' éxigence de qualité qui nous anime"
Etienne Mougeotte in Télé 7 jours, 2005.
"Raphaël me rapelle Bob Dylan"
Jean Louis Aubert in les Inrockuptibles, 2006.
"L' honneteté intellectuelle, c'est tout ce qui nous reste à la fin"
Bernard Tapie in "Ma vie, mon oeuvre, ma burne", éditions du palais de Justice, 2001.
"Votre dessin est encore une fois tres drôle, monsieur Gelluck."
Michel Drucker in "Vivement dimanche prochain" spécial Maurice Papon, 12 septembre 2003.
""Si j'aurais pas louché et que j'aurais été beau gosse, j'aurais pas épousé la Simone et j'aurais pas fait le philosophe. J'aurais baisé plein de gonzesses."
Jean-Paul Sartre in "L'existentialisme est il soluble dans l'eau?" éditions Grasse Haie, 1976.
« Et le septième jour, Dieu se reposa »
In «
Tiens, en ce moment, je sais pas ce que vous en pensez, mais on se fait chier. Je ne sais pas si c’est le temps, nettement plus gris que d’habitude, le fait qu’on soit en février, qui est le mois le plus crétin qui soit (sinon pourquoi durerait il moins longtemps que les autres ?), mon découvert bancaire qui atteint des records de profondeur, mais, en ce moment, je n’ai plus gout à rien. Le simple réveil matinal m’est devenu insupportable. Même les activités normalement nécessaires a la physiologie d’un individu de sexe mâle d’un âge compris entre vingt et trente ans (comme boire beaucoup, consommer des drogues, draguer des gonzesses et se taper très fort les cuisses en criant) m’ennuient au plus haut point.
Et le pire, c’est que je ne suis même pas déprimé. Je souffre plutôt de ce que j’appellerais une crise d’ennui profond, d’un accès morbide d’inappétence au mouvement, d’une éruption générale de non motivation, d’une allergie à l’action. De celles, sournoises, qui sont un fléau pour nos sociétés modernes surchargées de tant de loisirs que l’on ne sait plus où donner de la tête.
Qu’est ce que je vais foutre? Arrgh! Horreur de l’indécision! Dilemme de la surabondance !
Un cédé ? J’ai pas envie. Un dévédé ? J’ai pas envie. Un livre, une bédé, une partie de jeux vidéo, un coït avec une personne consentante ? Merde, j’ai pas envie.
Le pire, c’est que j’ai même pas envie de faire des trucs constructifs, comme mettre par exemple la touche finale au plan qui me permettra de prendre le contrôle global de la terre, aller marcher en forêt pour voir ailleurs si j’y suis, faire un nouveau dessin moche pour ce blog, aider mes frères humains en difficulté pour leur apporter plus de justice et d’amour, ou simplement secouer la lourde carcasse dont le seigneur m’a affublé.
Je pense avoir découvert la source de mon affliction : Je suis un foutu feignant. Un fumiste pur jus, un incorrigible rossard, un coquin oisif, un formidable indolent, un paroxystique tire-au-cul. Toute ma vie n’aura été que procrastination. Pourquoi, je vous le demande, s’emmerderait on a faire demain ce qu’il est possible de faire faire a quelqu’un d’autre après demain ?
Et je me rends compte que ce court texte n’est qu’une succession de listes de synonymes. Feignant, je vous dis.
Bon. Je sais pas vous, mais moi je retourne me coucher.
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