Notre invité du jour est bienheureux et ce malgré une surcharge pondérale considérable. Il est cool, calme et connecté. Il est de plus en plus tendance (Obispo et Barthez ne jurent que par sa coupe de cheveux), j’ai l’immense plaisir de recevoir Bouddha !
B : Namasté.
B F. : Salut mon Buddy ! Je peux t’appeler Buddy ?
B. : Bwof. J’en ai rien à foutre.
B F. : Ouais ! Hyper mon Buddy ! Quelle est ton actu en ce moment ?
B :Je sais pas.
B F. : Sérieux ? T’as pas un bouquin, un cédé ou un dévédé qui qui sort ?
B :Je m’en tape. Voyez avec mon attachée de presse.
B F. : Ouais…ouais…Et…Tout va bien sinon ?
B :Vous pourriez fermer la fenêtre ? je sens un courant d’air sur ma nuque…
B F. : Ouais mon Buddy !! Okay, okay, mon Buddy…Et si tu nous parlait un peu de ton éveil sous l’arbre, de ta philosophie…C’est vrai qu’elle change la vie ?
B :Foulala… J’ai pas envie de parler boulot, la…
B F. : Et de quoi tu veux qu’on parle, mon Bud ?
B : (explosant de rage) Mais de rien, bordel ! J’ai pas envie de causer, la. Vous m’emmerdez avec vos questions…(se calmant et clignant des yeux) dites, vous voulez pas éteindre la lampe en face, la, parce que j’ai la lumière dans la gueule…
B F. : Heu, ouais, bien sur…
B : (reniflant l’air) Y’a comme une odeur, la. Vous sentez pas ? Doit y avoir une bête crevée dans un coin, c’est pas possible…
B F. : Hum. Mais, heu, mon Buddy, la question qui me taraude, c’est pourquoi t’es venu avec nous ce soir ?
B : (Tout a coup sentencieux.) Une histoire de Karma. Ce qui doit être fait, doit être fait. C’est ineffable.
B F. : C’est édifiant.
B :Cherche pas a comprendre. Bon, je vous laisse, je sais pas ce que j’ai, je suis ballonné…J’ai bouffé chinois dans un fast-food a midi j’ai du choper une saloperie…
B F. : Okay mon Bud! A la prochaine mes amis !
B : (se levant) faut que j’aille chier…