Mardi 20 février 2007
I :Notre premier invité est un grand bonhomme aux yeux tristes, au charme gaulois discret, qui malgré une brillante carrière militaire, est resté tout de même un peu soupe au lait. On accueille tout de suite Charles de Gaulle!
(Applaudissements nourris du public)
C. : Bonjour. Vive la France.
I : Salut, Charles ! tu permets que je t’appelle Phil ?
C : Non.
I : Ouais, super cool, Phil !
C : Mais ! Je ne vous permets pas !
I : Okay, Charles. Première question, et pas des moindres. Que penses-tu du résultat du
match France Argentine ?
C : La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre.
I : HA ha ! Très bien ! Et est ce que c’est pour emballer les gonzesses que tu à pris la tête
de la France libre, en 1940 ?
C : Jeune freluquet ! On avait d’autres choses à penser que la bagatelle ! L’ennemi était dans nos maisons, dans nos villes ! Et puis, j’étais marié !
I : Justement, Yvonne, elle était pas de première fraicheur. Elle était bonne, au moins ?
C : Voulez vous cesser de vous en prendre a la moralité de ma femme !
I : Et ces rumeurs de relations entre toi et Jean Moulin, c’était sérieux ?
C : De la pure calomnie !
I : Okay, super cool, Charles ! Les relations entre hommes sont bien mieux acceptées de nos jours qu’en quarante, mais c’est ton histoire et t’en fait ce que tu veux !
C : J’entends bien.
I : Okay, en 44, tu bats la sélection allemande, pourtant donnée vainqueur de la rencontre sur le papier. Est-ce que c’est grâce aux joueurs américains prêtés par Roosevelt ?
C : Oui, mais l’equipe avait une solide ossature de joueurs français. Des joueurs comme Leclerc, pleins de classe et d’aisance sur le terrain. On l’appelait d’ailleurs « le Blindé ».
I : Ouais, cool mon Charles. 68, ça a été dur pour toi ?
C : Ne m’en parlez pas. Je n’ai jamais pu supporter les jeunes et les gauchistes, alors
quand ils s’associent…Ca me soulève le cœur de dégout. Et la d’être avec vous…J’avoue que je ne me sens pas très bien.
I : Et c’est la dessus que cet interview de fond s’achève ! Merci grand Charles ! Je peux t’appeler Phil, alors ?
C : Mais pas du tout !
