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"C'est l' éxigence de qualité qui nous anime"

Etienne Mougeotte in Télé 7 jours, 2005.

"Raphaël me rapelle Bob Dylan"

Jean Louis Aubert in les Inrockuptibles, 2006.

"L' honneteté intellectuelle, c'est tout ce qui nous reste à la fin"

Bernard Tapie in "Ma vie, mon oeuvre, ma burne", éditions du palais de Justice, 2001.

"Votre dessin est encore une fois tres drôle, monsieur Gelluck."

Michel Drucker in "Vivement dimanche prochain" spécial Maurice Papon, 12 septembre 2003.

""Si j'aurais pas louché et que j'aurais été beau gosse, j'aurais pas épousé la Simone et j'aurais pas fait le philosophe. J'aurais baisé plein de gonzesses."

Jean-Paul Sartre in "L'existentialisme est il soluble dans l'eau?"  éditions Grasse Haie, 1976.

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Les interview post mortem.

Mardi 20 février 2007
I :Notre premier invité est un grand bonhomme aux yeux tristes, au charme gaulois discret, qui malgré une brillante carrière militaire, est resté tout de même un peu soupe au lait. On accueille tout de suite Charles de Gaulle!
 
(Applaudissements nourris du public)
 
C. : Bonjour. Vive la France.
 
I : Salut, Charles ! tu permets que je t’appelle Phil ?
 
C : Non.
 
I : Ouais, super cool, Phil !
 
C : Mais ! Je ne vous permets pas !
 
I : Okay, Charles. Première question, et pas des moindres. Que penses-tu du résultat du
match France Argentine ?
 
C : La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre.
I : HA ha ! Très bien ! Et est ce que c’est pour emballer les gonzesses que tu à pris la tête
de la France libre, en 1940 ?
 
C : Jeune freluquet ! On avait d’autres choses à penser que la bagatelle ! L’ennemi était dans nos maisons, dans nos villes ! Et puis, j’étais marié !
 
I : Justement, Yvonne, elle était pas de première fraicheur. Elle était bonne, au moins ?
 
C : Voulez vous cesser de vous en prendre a la moralité de ma femme !
 
I : Et ces rumeurs de relations entre toi et Jean Moulin, c’était sérieux ?
 
C : De la pure calomnie !
 
I : Okay, super cool, Charles ! Les relations entre hommes sont bien mieux acceptées de nos jours qu’en quarante, mais c’est ton histoire et t’en fait ce que tu veux !
 
C : J’entends bien.
 
I : Okay, en 44, tu bats la sélection allemande, pourtant donnée vainqueur de la rencontre sur le papier. Est-ce que c’est grâce aux joueurs américains prêtés par Roosevelt ?
 
C : Oui, mais l’equipe avait une solide ossature de joueurs français. Des joueurs comme Leclerc, pleins de classe et d’aisance sur le terrain. On l’appelait d’ailleurs « le Blindé ».
 
I : Ouais, cool mon Charles. 68, ça a été dur pour toi ?
 
C : Ne m’en parlez pas. Je n’ai jamais pu supporter les jeunes et les gauchistes, alors
quand ils s’associent…Ca me soulève le cœur de dégout. Et la d’être avec vous…J’avoue que je ne me sens pas très bien.
 
I : Et c’est la dessus que cet interview de fond s’achève ! Merci grand Charles ! Je peux t’appeler Phil, alors ?
 
C : Mais pas du tout !
Par Bob Futal
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Mardi 20 février 2007
I : Notre invité du jour nous vient de Nazareth, il est jeune, c’est un excellent exemple de cette génération de trentenaires qui montent et qui en veulent, il est waterproof malgré ses trous aux extrémités, un tonnerre d’applaudissements pour Jésus !
(Applaudissements nourris du public.)
 
J : En vérité je vous le dis, bonjour.
 
I : Salut J. C. Pour commencer, on t’a peu vu sur la scène médiatique depuis 2000 ans. Pourquoi ?
 
J : J’étais en tournée mondiale, en Asie et en Amérique du sud. C’est la folie la bas, ça a été un franc succès.
 
I : Ca, c’est fun. Mais, mon J.C., ça doit être la belle vie que celle de prophète…
 
J : AU contraire, c’est un sacerdoce. Travail, travail et rigueur, voila ma vraie vie.
 
I : Tu fais pas la fête de temps en temps ? Allez, J.C, on est entre nous…
 
J : Je t’assure, non. Bon, c’est vrai que parfois, je change une petite coupe d’eau en champagne pour déstresser…
 
I : Ouais super cool mon J.C. ! Allez on l’applaudit ! (Applaudissements nourris du public.) Passons aux choses qui fâchent. Le clash de ton groupe, en 33 après toi-même, ça t’a détruit, non ? « J.C and the twelve apostles » c’était quelque chose …
 
J : Oui, véritablement. Apres la trahison de Judas, l’ambiance dans le groupe était lourde…Rien n’était plus comme avant.
 
I : Et la crucifixion ?
 
J : La, j’ai mis le paquet. Une foule innombrable et mélangée, venant du monde entier…Tout le gotha sur le mont Golgotha, si je puis, hé,hé,hé, me permettre cette petite boutade. Des effets pyrotechniques à couper le souffle, de l’effort, de la sueur et du sang, la nuit en plein jour…Puis le clou du spectacle, ma mort et ma résurrection trois jours plus tard…Ca a fait du foin à l’époque, qu’est ce qu’on en a parlé !
 
I : Et on en parle encore ! Et que réponds-tu aux mauvaises langues qui te reprochent l’énorme piston qui aurait été assuré par ton père ?
 
J : Je leur réponds que ce n’est quand même pas ma faute si mon père, c’est Dieu. Ils sont jaloux parce que j’ai de la famille dans le show business.
 
I : Megafun J.C. ! C’est la dessus que l’on se quitte. Quelque chose a dire sur ta prochaine tournée ?
 
J : Venez et voyez.
Par Bob Futal
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Jeudi 1 mars 2007
Notre invité aujourd’hui est bien connu des cafés de St. Germain des Prés. Il promène dans Paris sa silhouette nonchalante, son faciès simiesque et son mégot de Gauloise au quatre vents. Mais ce n’est pas le philosophe que l’on retrouve aujourd’hui, mais bel est bien l’Homme.
 
B F. : Salut mon Jipé.
 
JP S. : Bonjour ! Je peux fumer une clope ?
 
B. : Bien sur. Mets-toi à l’aise, ma couille.
 
JP S. : Merci.
 
B. : Première question, et non des moindres. Pourquoi la philosophie ?
 
JP S. : Bof. Par élimination.
 
B. : Par élimination ?
 
JP S. : Bin ouais. J’aimais bien le foot, mais j’étais nul, et j’ai jamais pu bien imprimer les maths. J’étais correc’ en Histoire-Géo et en Français mais en Philo j’ étais toujours preums en compo.
 
B F. : Chouette !
 
JP S. : (souriant de plus en plus largement) Et au bac, j’ai eu 18. Ca m’a bien rattrapé les Maths.
 
B F. : Formidable, Jean-Paul! Mais tu voulais faire quoi à la base, exactement ?
 
JP S. : Je sais pas, moi. Un truc peinard, sans trop de charges lourdes a porter. Fonctionnaire, tiens. Ou conducteur de train.
 
B F. : Et, j’ai envie de te demander, avec les femmes, t’es comment ?
 
JP S. : J’suis pas.
 
B F. : C'est-à-dire ?
 
JP S. : (se renfrognant) ecoute coco, dans la vie, faut être conscient de ses forces et de ses faiblesses. J’suis pas Brad Pitt…
 
B F. : Arrête, mon Jipé, les femmes sont folles de toi !
 
JP S. : Tu tut tut. J’ai les yeux de traviole et les lèvres en bec de canard. Ecoute gamin : Si j’avais été beau gosse, j’aurais pas fait le philosophe, j’aurais baisé plein de gonzesses. J’aurais fait surfer, tiens, Hossegor c’est meilleur pour le teint que Paname.
 
B F. : Mais, Jipé, mon poussin, y’a quand même Simone, non ?
 
JP S. : Ah, ouais, Momone…
 
B F. : Bin… C’est quand même ta femme, non ?
 
JP S. : Ouais, ma Momone… Elle est sympa si tu veux, mais c’est pas non plus Angelina Jolie…
 
B F. : Attends, c’est quand même Simone de Beauvoir…
 
JP S. : (S’énervant tout a coup) Et alors ? N’empêche que c’est un laideron. Et qu’en plus, elle à jamais capable de bien faire un lit ou de réussir un plats de haricots. La philosophie, ça nourrit plus son homme.
 
B F. : Et sur cette sentence pleine de sagesse que l’on se quitte. A plus mon Jipé !
 
JP S. : A bientôt ! On va boire un canon ?
Par Bob Futal
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Jeudi 1 mars 2007
Notre invité du jour est bienheureux et ce malgré une surcharge pondérale considérable. Il est cool, calme et connecté. Il est de plus en plus tendance (Obispo et Barthez ne jurent que par sa coupe de cheveux), j’ai l’immense plaisir de recevoir Bouddha !
 
B : Namasté.
 
B F. : Salut mon Buddy ! Je peux t’appeler Buddy ?
 
B. : Bwof. J’en ai rien à foutre.
 
B F. : Ouais ! Hyper mon Buddy ! Quelle est ton actu en ce moment ?
 
B :Je sais pas.
 
B F. : Sérieux ? T’as pas un bouquin, un cédé ou un dévédé qui qui sort ?
 
B :Je m’en tape. Voyez avec mon attachée de presse.
 
B F. : Ouais…ouais…Et…Tout va bien sinon ?
 
B :Vous pourriez fermer la fenêtre ? je sens un courant d’air sur ma nuque…
 
B F. : Ouais mon Buddy !! Okay, okay, mon Buddy…Et si tu nous parlait un peu de ton éveil sous l’arbre, de ta philosophie…C’est vrai qu’elle change la vie ?
 
B :Foulala… J’ai pas envie de parler boulot, la…
 
B F. : Et de quoi tu veux qu’on parle, mon Bud ?
 
B : (explosant de rage) Mais de rien, bordel ! J’ai pas envie de causer, la. Vous m’emmerdez avec vos questions…(se calmant et clignant des yeux) dites, vous voulez pas éteindre la lampe en face, la, parce que j’ai la lumière dans la gueule…
 
B F. : Heu, ouais, bien sur…
 
B : (reniflant l’air) Y’a comme une odeur, la. Vous sentez pas ? Doit y avoir une bête crevée dans un coin, c’est pas possible…
 
B F. : Hum. Mais, heu, mon Buddy, la question qui me taraude, c’est pourquoi t’es venu avec nous ce soir ?
 
B : (Tout a coup sentencieux.) Une histoire de Karma. Ce qui doit être fait, doit être fait. C’est ineffable.
 
B F. : C’est édifiant.
 
B :Cherche pas a comprendre. Bon, je vous laisse, je sais pas ce que j’ai, je suis ballonné…J’ai bouffé chinois dans un fast-food a midi j’ai du choper une saloperie…
 
B F. : Okay mon Bud! A la prochaine mes amis !
 
B : (se levant) faut que j’aille chier…
Par Bob Futal
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